L’Union Méditerranéenne passe l’examen du Conseil Européen
Par Coralie Durand • Vendredi 14 mar 2008 • Categorie : Revue de presseVoici une série d’extraits d’articles de la presse nationale évoquant le sujet de l’Union Méditerranéenne, notamment sur le Conseil Européen de Bruxelles ayant eu lieu la nuit dernière.
Les dirigeants européens approuvent le projet d’Union pour la Méditerranée
La Tribune.fr – 14/03/08
« Nicolas Sarkozy a finalement réussi à convaincre ses homologues européens. Réunis jeudi soir en sommet, ces derniers ont soutenu le projet d’Union pour la Méditerranée promu par la France pour renforcer la coopération de l’UE avec notamment les pays du Maghreb.
“Le projet a obtenu un vaste soutien du Conseil” des chefs d’Etat et de gouvernement des 27, a indiqué le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l’Union européenne. “Il s’agit maintenant d’y travailler dans les différences instances”, a-t-il ajouté.
Toutefois, la France a du revoir à la baisse son projet afin d’emporter l’adhésion et de vaincre les réticences de plusieurs pays, en particulier de l’Allemagne. “Il a fallu trouver un compromis avec les pays non riverains, dont je comprends parfaitement qu’ils aient envie de se sentir concernés”, a ainsi reconnu Nicolas Sarkozy. »
Méditerranée : l’UE entérine le nouveau projet
Pierre Avril,
Le Figaro 14/03/2008
« Les partenaires européens de la France ont acquiescé sans enthousiasme au projet d’Union pour la Méditerranée présentée hier par Nicolas Sarkozy, conjointement avec Angela Merkel. Pour la première fois hier, lors du Conseil européen, le chef de l’État français présentait formellement l’une des idées diplomatiques phares de son quinquennat. L’accueil réservé au texte de deux pages qui décrit l’architecture institutionnelle de la nouvelle union, fut au diapason des ambitions françaises, largement revues à la baisse. (…). Seule réelle innovation : une présidence conjointe, assurée par un pays du sud et un du nord de la Méditerranée, assistée d’un secrétariat, organisera tous les deux ans, un sommet réunissant les 43 pays invités. Berlin a forcé Paris à corriger une initiative qui privilégiait le sud de l’Europe et menaçait l’intégrité de l’UE. Nicolas Sarkozy a répété hier son souhait que les Vingt-Sept « établissent » l’Union pour la Méditerranée « sur un pied d’égalité ». « Si les institutions envisagées n’entrent pas en conflit avec celles existantes, je ne verrais pas pourquoi nous ne lancerions pas la démarche », a ajouté le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. »
Les dirigeants européens soutiennent le projet édulcoré d’Union méditerranéenne
Le Monde 14/03/08
« Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles ont soutenu, jeudi soir 13 mars, le projet d’Union pour la Méditerranée promu par la France pour renforcer la coopération de l’Union européenne (UE) avec notamment les pays du Maghreb, après avoir été sévèrement élagué.
“Cette initiative a obtenu le soutien du Conseil et le travail va maintenant commencer (…) pour préparer tout ce qui est nécessaire”, a déclaré le premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside actuellement l’UE. Concrètement, mandat a été donné à la Commission européenne et à la présidence de travailler d’ici au prochain sommet, en juin, sur les détails et notamment sur les structures de ce projet de coopération renforcée avec les pays du bassin méditerranéen. (…)
L’Union pour la Méditerranée va donc tenter de redonner une impulsion au processus de Barcelone. “Il ne s’agit pas de l’enterrer, il s’agit de le mettre à jour”, a expliqué M. Jansa. Le processus de Barcelone a été handicapé depuis sa naissance par l’opposition entre Israël et les pays arabes. Une dizaine de pays du sud méditerranéen y sont impliqués : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires palestiniens, Syrie, Tunisie et Turquie, rejoints depuis 2007 par la Mauritanie. La Libye a un statut d’observateur. »
L’Union de la Méditerranée sur les rails
14/03/08 Le Parisien
« L’idée lancée par Nicolas Sarkozy de rassembler autour de mêmes objectifs les 27 pays membres de l’UE et 12 gouvernements du sud de la Méditerranée, dont la Syrie et l’Autorité palestinienne, a fait l’objet d’un accord cette nuit à Bruxelles.
Contre toute attente, la grande union économique, politique et culturelle entre tous les pays de la Méditerranée à laquelle rêvaient Nicolas Sarkozy et Henri Guaino a été approuvée cette nuit par les dirigeants européens. « Le projet a obtenu un vaste soutien du Conseil » des chefs d’Etat et de gouvernement des 27, réunis à Bruxelles, a indiqué le Premier ministre slovène, Janez Jansa, dont le pays préside l’Union européenne. « Il s’agit maintenant de faire le nécessaire pour que ce projet voie le jour », a-t-il ajouté. (…)
Avant les travaux, plusieurs dirigeants souhaitaient que Nicolas Sarkozy revoie encore sa copie. Et ne comprenaient pas l’intérêt de cette initiative. « Il devra démontrer que ce projet apporte une valeur ajoutée », soulignait le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. « Nous connaissons le nom – Union de la Méditerranée -, mais nous ne savons pas ce que cela recouvre. Donc nous sommes curieux », ironisait de son côté le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen. Hier soir avant le traditionnel dîner des responsables européens, Nicolas Sarkozy, soutenu notamment par les Espagnols et les Italiens, espérait convaincre ses partenaires. C’est chose faite. »
Nicolas Sarkozy fait passer son projet d’UPM à Bruxelles, malgré le scepticisme
14/03/08 Le Nouvel Observateur
« Les 27 étaient réunis vendredi matin à Bruxelles pour évoquer les questions monétaires, alors que Nicolas Sarkozy est parvenu la veille à faire passer son projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) malgré le scepticisme de certains de ses partenaires.
L’accord a été conclu “à l’unanimité”, lors d’un dîner des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE jeudi soir, a triomphalement annoncé vers minuit un président français qui ne cachait pas sa “satisfaction”.
“Il y a eu un grand consensus. C’est même pas moi qui me suis battu pour que la décision soit prise ce soir”, a-t-il assuré. “Après le traité simplifié et le groupe des Sages, ça fait une troisième initiative de la France qui, il faut bien le dire, occupe toute sa place en Europe”.
Les modalités de l’UPM doivent encore être définies d’ici le sommet européen de juin prochain, avant qu’elle soit portée sur les fonts baptismaux lors d’un sommet à Paris le 13 juillet. L’objectif est de faire travailler ensemble autour de “projets concrets” 39 pays: les 27 et 12 pays du Sud de la Méditerranée, dont l’Algérie, l’Egypte, Israël, l’Autorité palestinienne, la Syrie ou la Turquie.
“Le projet a obtenu un vaste soutien du Conseil”, a affirmé le Premier ministre slovène Janez Jansa. “Il s’agit maintenant d’y travailler dans les différences instances” et “de faire le nécessaire pour que ce projet voit le jour”. (…)
Les modalités précises tout comme l’objectif de l’UPM restent encore à définir, tempérait de son côté le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek. “Il est évident que Sarkozy cherche à se faire un nom à l’occasion de la présidence française et se concentre sur un sujet qui correspond à ses intérêts économiques”, a-t-il lâché. “Si on avait voté hier, ce ne serait sûrement pas passé”, a-t-il affirmé, se disant “sceptique”.
Selon le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker, les 27 sont tombés d’accord jeudi pour “donner plus de volume” à la coopération entre l’UE et les pays du Sud, tout en excluant toutefois d’y consacrer davantage d’argent. »
L’Union méditerranéenne corrigée passe le cap européen
14/03/08 L’express
« Le projet français d’Union pour la Méditerranée (UPM) a passé jeudi le cap des dirigeants européens après avoir été sévèrement élagué par l’Allemagne, même si des doutes subsistent sur sa mise en oeuvre concrète.
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont trouvé mardi dernier un terrain d’entente au prix d’une révision à la baisse des ambitions initiales du président français et ont présenté ensemble la nouvelle version au sommet européen de Bruxelles.
“Cette initiative a obtenu le soutien du Conseil et le travail va maintenant commencer (…) pour préparer tout ce qui est nécessaire”, a déclaré le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside actuellement l’UE. (…)
La Commission européenne, qui avait beaucoup à perdre dans le projet originel qui prévoyait de n’associer que les pays riverains de la Méditerranée, ce qui aurait réduit son rôle dans le pilotage, a donné le signe du ralliement après avoir eu l’assurance que tous les Vingt-Sept en feraient partie.
“En ce qui concerne l’Union méditerranéenne, nous la soutenons pleinement”, a déclaré son président, José Manuel Barroso, tout en soulignant qu’il restait du travail à faire. (…)
“Ce qui est important, c’est que c’est un projet européen”, a souligné le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer. “Nous ne ferons pas un barbecue pour quelques Etats membres seulement.”
La France voulait initialement limiter le périmètre de l’UPM aux seuls 22 pays strictement riverains de la Méditerranée, plus le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce qui avait suscité la colère d’Angela Merkel, qui évoquait une division de l’UE. (…)
L’accord s’est fait selon cinq axes: relance du processus de Barcelone rebaptisé parité Nord-Sud, participation de tous, coopération régionale et appel à des fonds privés. (…)
L’UPM sera coprésidée pour deux ans par un tandem composé d’un pays de l’Union européenne et d’un pays du sud de la Méditerranée qui prépareront des sommets ayant lieu tous les deux ans ainsi que des réunions ministérielles. »
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